Le 27 septembre, à la Maison Blanche, le président américain Trump a reçu son homologue turc Erdoğan et la délégation qui l’accompagnait.
Si les médias turcs sélectionnent les extraits qui les arrangent de cette rencontre et écrivent ou montrent comment Trump tient le fauteuil pour Erdoğan, qualifiant ce geste de signe de respect suprême, sur les réseaux sociaux, une autre partie de la vidéo de cette rencontre est devenue, comme on dit, « virale ».
Là, Trump, en recevant ses invités turcs, donne d’abord un cours exceptionnel de flatterie, les qualifiant tous de très intelligents, puis ajoutant avec son « humour » caractéristique que « cela ne l’arrange pas du tout », etc., obtenant en retour des rires forcés de la part de ses invités flattés. Ensuite, dans une explication adressée à la caméra, Trump dit qu’il est ami avec Erdoğan depuis longtemps, qu’ils sont toujours restés en contact, même pendant les quatre années où il a été contraint à l’« exil » en raison d’élections truquées. Puis il se tourne vers Erdoğan et dit, un sourire en coin sur le visage, en faisant allusion à lui : « Il sait mieux que quiconque ce que signifient des élections truquées »…
Ce qui est intéressant, c’est qu’après ces paroles pesantes de Trump, aucune trace d’étonnement ou de mécontentement n’est visible sur le visage d’Erdoğan, bien au contraire, un très léger sourire. Soit sa connaissance de l’anglais ne lui a pas permis de comprendre ce qui a été dit (et si c’est le cas, peut-être que le traducteur a également volontairement « coupé » cette partie), soit il a considéré que la meilleure stratégie dans cette situation délicate était de ne montrer aucune réaction.